N’djamena : Abdoulaye Wade interpelle les pays du bassin du Congo
C’était au cours d’un sommet de chefs d’Etat réunis au Tchad les 17 et 18 juin derniers.Â
Jeudi 17 juin à N’Djamena, s’est tenu le premier sommet des chefs d’Etat sur la Grande muraille verte. Le jour où la communauté internationale célébrait la Journée mondiale de lutte contre la sécheresse et la désertification. Sur onze présidents des pays membres du projet, quatre ont pris par au sommet. Abdoulaye Wade, Idriss Deby, Ould Abdel Aziz et le Djiboutien Ismaël Omar Guellel et les autres participants ont signé une convention portant création, dans un bref délai, d’une Agence panafricaine de la Muraille verte. Elle permettra d’entamer les travaux et de suivre la réalisation de la barrière de végétation reliant Dakar à Djibouti. Mais, c’est lors du prochain sommet prévu en 2012 à N'Djamena, que sera choisi le pays devant abriter le siège de l’Agence.
Dans son allocution, le chef de l’Etat sénégalais a invité les pays du bassin du Congo, qui est tout aussi menacé, à adhérer au mouvement. Il constitue une innovation importante pour le développement durable dans les pays frappés par la sécheresse. « Nous venons d'ouvrir le plus grand chantier de l'humanité de l'époque contemporaine, ce projet exige beaucoup de sérieux et d'engagement», a fait remarquer Abdoulaye Wade.
Le projet de la Grande Muraille verte, qui a le soutien de l’Union africaine, peut également compter sur des organismes financiers comme le Fonds mondial pour l’environnement (Fem). « Je voudrais profiter de l’opportunité que vous m’offrez pour annoncer officiellement notre désir de vous accompagner, ici et maintenant », a indiqué à travers une correspondance, la présidente directrice générale du Fem. « Le montant cumulé des subventions du Fem aux pays concernés par la grande muraille verte s’élève à 119,08 millions de dollars US. Nous invitons les pays qui le souhaitent à définir leur portefeuille de projets dès le début de ce cycle. Je suis prête à financer entièrement ces exercices dont le but est d’assurer que les choix ont été opérés à la suite de concertation nationale», a ajouté Monique Barbut.
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Désertification : l’Afrique veut édifier une Grande muraille


